Voyager en 2013, ou comment utiliser la technologie pour rencontrer des humains (et forcer la main au hasard)


Posté le février 26th, par Caroline dans Dans le radar. 2 comments

Voyager en 2013

Illustration : Caroline Lavergne

Quand on voyage, on ne veut pas faire trop touriste, mais on veut de l’information locale de qualité; on ne veut pas tout cuit dans le bec, mais on veut que tout soit facile.

On veut mettre toutes les chances de notre côté et rester ouverts à toutes les opportunités, question de prendre les petits risques calculés et informés qui nous permettent de profiter pleinement de tout ce qu’on n’aurait pas pu planifier.

C’est malheureusement rarement par les bureaux de tourisme qu’on y arrive, et les guides de voyage ne sont utiles que jusqu’à un certain point.

Non. Les ressources les plus riches, c’est les réseaux d’humains qui nous ressemblent, et, dans le contexte qui nous intéresse, ceux qui ont la qualité recherchée d’habiter l’endroit où l’on se trouve, que ce soit Prague ou le Nunavut.

Et vu que l’information se partage aujourd’hui en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « Sawadeekaaaaa », et qu’on a sous la main plein de bidules pour rester connectés au monde entier, 24 heures sur 24 (tous fuseaux horaires confondus), on est de mieux en mieux servis pour tirer parti de tous ces réseaux d’humains qui ne demandent qu’à nous aider à faire le plus beau voyage de notre vie.

Question de creuser cette idée, on a demandé à deux voyageuses professionnelles de nous dire ce qu’elles en pensaient.

S’immerger dans la culture locale en se logeant pas cher

Selon Marie-Julie Gagnon, bloggueuse voyage alias @Technomade, les services de sous-location de chambres et d’appartements comme AirBnB ne sont pas prêts de baisser en popularité; idem pour les communautés de Couchsurfing et d’échange de maisons (Homeshare, par exemple).

Il faut dire que les coûts d’hébergement représentent une grosse partie de nos dépenses de voyage : il faut donc pas être surpris, avec la montée de ce qu’on appelle l’économie collaborative (share economy, ou collaborative consumption, en anglais), de ce que de malins entrepreneurs se soient précipités pour combler la demande en lits à petits prix.

Ce qui nous intéresse particulièrement, c’est le fait que ces lits (ou canapés) se trouvent chez des inconnus qui habitent la place. C’est rébarbatif pour certains, mais pour d’autres (comme moi), ça ne fait que rehausser l’intérêt et titiller le désir d’aventure — et ça a l’avantage de nous catapulter illico dans la culture locale.

Rien de mieux qu’un Berlinois pour te faire découvrir Berlin

Marie-Julie soulève aussi l’intérêt des services qui ont explicitement été créés dans le but premier de nous faire rencontrer des locals, soit les gens qui habitent la ville ou le pays qu’on visite.

« J’aime particulièrement les programmes de greeters, qui nous mettent en contact avec des gens suffisamment amoureux de leur ville pour avoir envie de la faire découvrir gratuitement à des voyageurs. »

C’est entre autres grâce à ce type de service que Marie-Julie a découvert un théâtre converti en librairie à Buenos Aires et qu’elle a probablement mangé la meilleure trempette au homard de sa vie à la table de nouveaux amis Bahamiens.

L'organisme People-to-People met en contact des voyageurs avec des gens des  Bahamas. Photo : Marie-Julie Gagnon.

L’organisme People-to-People met en contact des voyageurs avec des gens des Bahamas.
Photo : Marie-Julie Gagnon.

La technologie c’est bien; rencontrer des humains en personne, c’est mieux

Mais comme dit Marie-Julie, la technologie c’est pas tout : « Parmi les grandes tendances qu’on observe, il y a le besoin d’être constamment branché. Paradoxalement, de plus en plus de voyageurs ont besoin de se libérer de la technologie. »

C’est dans ce sens qu’abonde Megan Eckhart, de 52 cups of coffee, qui a récemment pris le temps de nous rencontrer via Skype pour jaser de ses voyages et de ses projets – allez voir ce qu’elle fait, vous allez comprendre pourquoi on est fans. On a d’ailleurs hâte de vous partager cette entrevue très bientôt sur le blogue anglo de E-180.

Megan adore les opportunités de connexion qu’offre aujourd’hui la technologie, mais insiste sur le fait que c’est vraiment les rencontres en personne qui font toute la différence en voyage – et dans la vie.

L’idée, c’est d’utiliser la technologie pour forcer la main au hasard, pour rencontrer les gens qu’on n’aurait pas nécessairement pu rencontrer sinon.

À suivre.

 

Et vous, vous allez où en 2013?
Justement, ce soir, avec l’aide de Yulair, Glober.tv, Québec Sans Frontières, BusBud et Moitié-Moitié, E-180 tient un Marché des savoirs spécial Voyages : venez rencontrer d’autre humains qui sont allés là où vous allez! De 18h à 20h, au Café Matina (Bernard/Parc), venez partager vos connaissances sur les voyages que vous avez fait, et venez chercher des conseils pratiques sur ceux que vous planifiez en 2013.

Il reste quelques places, inscrivez-vous tout de suite (c’est gratuit!) : http://e180hastalavista.eventbrite.com/

Marché des savoirs édition voyages - mardi 26 février 2013 à 18h au Café Matina (Bernard/Parc)





2 réponses à “Voyager en 2013, ou comment utiliser la technologie pour rencontrer des humains (et forcer la main au hasard)”

  1. Michel dit :

    Intéressant to blog
    et merci! pour la soirée Voyage au Matina

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