Première rencontre : un coaching efficace!


Posté le août 13th, par Myriam dans Fou défi pour les appreneurs crinqués, Myriam. Aucun commentaire

Comme vous avez pu le lire dans mon premier billet de blogue, mon principal défi est la constance. C’est dans cette optique que j’ai contacté dès le début du projet Jean-Philippe Veilleux sur Comment développer une discipline de fer en écriture. À ma grande joie, il a accepté de me rencontrer via Skype (vu la distance) le 20 juillet. Ainsi, je démarre mon projet avec de solides recommandations qui m’aideront à mener à bien mon récit.

Plusieurs aspirants écrivains ont souvent l’idée que c’est d’abord l’inspiration qui guide le crayon (ou le clavier) des auteurs, et que nous sommes à la merci de ses va-et-vient. Jean-Philippe quant à lui avoue honnêtement que l’écriture c’est d’abord une question de discipline, d’habitude et de routine, lesquelles ont beaucoup plus à voir avec l’exercice de sa volonté qu’avec la créativité.

L’ennemi numéro 1 est la procrastination, et voici comment nous pouvons déjouer ses plans :

1. Choisir la plage horaire dans laquelle nous sommes le plus productifs et créer l’habitude en s’y mettant toujours à la même heure, peu importe le mood. Au début, il y a plus de résistance, mais au bout d’un certain temps,  cela coule beaucoup plus facilement. Porter aussi une attention au lieu, choisir de préférence le même endroit, chez soi ou à l’extérieur.

2. Se donner de petits défis pour entraîner sa volonté. Par exemple, ne pas reporter à plus tard la vaisselle ou du rangement, le faire même si on n’en a pas envie.

3. Ne pas tomber dans le piège de « ah tiens aujourd’hui j’ai écris 15 pages, demain je peux prendre congé ». Il est mieux de travailler moins longtemps mais plusieurs fois par semaine que de donner un gros coup 3 ou 4 fois par mois. C’est la même chose dans le sport, s’entraîner par bloc de 30 minutes quotidiennement est plus efficace et durable comme stratégie que de s’y mettre 3 heures par samedi.

4. S’arrêter quand on est encore excité, s’en garder pour le lendemain (ainsi on a déjà en tête ce qui s’en vient pour la suite du récit).

5. Éviter les sources de distractions : les téléphones cellulaires, les réseaux sociaux, prévenir les gens qui nous entourent qu’on ne veut pas être dérangé. Quand arrive le syndrome de la page blanche, ne pas flancher. Fermer ses yeux et prendre de grandes respirations, ou encore aller prendre une marche.

6. Enfin, ne pas perdre à l’esprit ce qui est vraiment important, notre objectif. C’est pour cela que nous travaillons intensément. Commencer chaque bloc de travail en se remémorant cet objectif peut nous aider à garder notre motivation.

Cette rencontre m’a appris beaucoup et m’a ancrée dans le concret. J’ai été contente d’apprendre que mes stratégies de bâtir un plan et d’avoir comme objectif un nombre de mots (et non un nombre d’heures d’écriture, qui peuvent s’avérer improductives) allaient m’aider à travailler de façon efficace. Cependant, suite à une des recommandations de Jean-Philippe, j’ai revu le nombre de mots de mes premiers jours d’écriture à la baisse. Comme pour le sport, c’est plus efficace de commencer avec des objectifs plus petits et d’ensuite progressivement monter la barre. J’ai donc écrit 1000 mots à ma première journée d’écriture, j’ai atteint 1500 mots le deuxième jour et j’ai par la suite visé 2000 mots par jour d’écriture, tel que je me l’étais fixé au départ. Quelques imprévus ont ébranlé ma motivation dans les derniers jours, mais me revoilà gonflée à bloc pour la suite du parcours.

Vous saurez bientôt si ces précieux conseils disciplinaires auront finalement eu raison de mon esprit rebelle et procrastinateur, et si j’atteindrai mon objectif de 30 000 mots d’ici la fin du mois.  En attendant, n’hésitez pas à appliquer ces conseils dans votre propre vie!

 Myriam St-Denis Lisée





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