Fou Défi 2.0


Posté le août 27th, par Myriam dans Fou défi pour les appreneurs crinqués, Myriam. Aucun commentaire

Le Fou défi pour appreneurs crinqués en résumé? Une discipline et un besoin de défi teintés de partage par les pairs afin de réaliser un rêve persistant. C’est ce que nos deux appreneures crinquées réalisent actuellement. À suivre juste ici.

Bonjour à vous!

Comme vous avez pu le lire dans mon billet Un premier extrait, je n’aurai pas réussi à compléter mes 30 000 mots d’écriture pour la fin août. J’ai mal géré mon temps dans mes dernières semaines, j’avais laissé trop de dossiers traîner pendant l’été (devoirs à remettre, autres engagements) et j’ai dû interrompre mon projet le temps de compléter ces choses. Me voilà donc plus libre de mon temps et bien motivée à remonter dans le train de l’écriture, qui je l’avoue, m’a manqué.

Mon récit compte présentement plus de 10 000 mots : je suis au tiers de mon objectif. Je réaligne donc le tir et me donne une nouvelle date de tombée, le 30 septembre. Je compte écrire 6000 mots par semaine, répartis en 3 séances d’écriture de 2h. Comme je me rends compte que je corrige mon récit au fur et à mesure qu’il avance, sur ces 15 jours prévus certains seront probablement consacrés à la correction, mais je ne peux savoir d’avance lesquels. Le 1er octobre, je lancerai un appel à tous sur le blogue afin de trouver 5 à 10 personnes intéressées à lire mon récit, en primeur. Ces dernières recevront le récit par courriel le 6 octobre et devront m’envoyer leurs commentaires et leurs suggestions au plus tard le 27 octobre (ce sera donc un Fou Défi pour les lecteurs crinqués!). Je me laisserai deux semaines pour prendre en compte les commentaires et corrections proposées puis j’enverrai le tout à 5 éditeurs le 10 novembre. Le 11 novembre (lieu à confirmer) je convierai tous ceux qui de près ou de loin m’ont supportée dans ce projet à un petit 14h à 17h amical. Et puis il ne restera plus qu’à attendre la réponse des éditeurs !

Pendant les trois semaines où mon récit sera entre les mains des courageux lecteurs, je poursuivrai d’autres démarches en lien avec mon Fou Défi, telles que :

– Contacter Jasmin Roy, auteur du livre Osti de fif!, pour lui parler de mon projet.

– Contacter Miriam Fahmy pour en apprendre plus sur le milieu de l’édition.

– Me faire une liste de maisons d’éditions intéressantes et potentiellement intéressées par mon projet. Établir un premier contact, par courriel ou téléphone. Sauver des arbres.

Pour ceux qui trouveraient que je me la coule un peu douce et que ce Fou Défi commence à ressembler à un Défi Mou, notez que dans mon horaire régulier se retrouveront également 4 jours de travail, 1 cours universitaire de deuxième cycle et 12 heures de transport en commun par semaine. Et oui, les vacances sont finies!!

Je vous laisse avec deux découvertes en lien avec mon projet. La première est un extrait d’un texte paru dans le magazine Être (en ligne).

« Cet extrait met le doigt sur un problème qui va au-delà de l’acceptation de l’homosexualité. Il s’agit du problème plus général de la réaction naturelle de dégout d’une majorité de personnes face à un comportement qui leur semble inhabituel ou excentrique. Une phobie de la différence qui est la source de la plupart des discours haineux. Souhaiter accepter l’autre dans la mesure où sa différence n’apparaît pas clairement et n’affecte pas notre quotidien et le confort d’un monde où toutes les références sont intelligibles et faciles à assimiler, empêchera toujours l’épanouissement des minorités. »

Cet extrait permet de faire ressortir une réalité que je baptiserais arbitrairement ainsi : la dictature de la conformité. Au cœur de la dynamique de l’intimidation, il y a à mon sens une malaise face à la différence et une volonté de l’écraser, de la remodeler, de lui faire perdre toute substance. Une volonté de l’annihiler.

Ma deuxième découverte, je la dois à l’œil avisé d’une amie qui a pensé à moi. Il s’agit d’une sculpture de l’artiste Roger Langevin baptisée l’Esseulée. Cette sculpture met en scène les trois acteurs principaux dans l’intimidation : l’intimidateur, l’intimidé et le témoin.

Cette œuvre est à mon sens touchante, représentative de la réalité de l’intimidation et gagnerait à être installée près des écoles primaires et secondaires. Si une image vaut mille mots, celle-ci vaut à mes yeux mille silences, et cette œuvre pourrait peut-être en aider plusieurs à briser le leur.

Je vous souhaite une belle semaine, particulièrement à tous les enfants, adolescents et enseignants dont c’est la rentrée scolaire. Gardez l’œil ouvert sur l’intimidation et ne laissez pas les graines du rejet germer dans vos classes. Il vaut mieux agir trop tôt que trop tard : faire de l’école un milieu accueillant et sécuritaire, c’est notre responsabilité à tous!

Myriam St-Denis Lisée

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