Quand l’espace cache une classe : E-180 retourne les tables


Posté le mai 19th, par Paul M. dans A la rencontre des rencontres. Aucun commentaire

Beau temps, conflits étudiants et chaise du ministre de l’éducation vacant: la période actuelle semble davantage propice à l’école buissonnière qu’à la présence en salle de cours. Car si certains croient que  l’assiduité à l’école reste aujourd’hui le principal gage de réussite dans la vie, les règles du professeur, au sens littéral comme figuré, peuvent rapidement nous donner envie de regarder ailleurs plutôt que d’écouter la leçon, et moi le premier. Mais bon, qui ne l’a pas fait ?

Aujourd’hui, c’est un progrès certain et essentiel de se dire qu’un écolier du Canada comme du Burkina ou de Chine a la chance de connaître l’odeur des craies et le sens de l’algèbre. En tout point du globe, la scolarité s’est imposée progressivement comme le véritable facteur de développement commun à toute société, au-delà des idéologies. Il est encore important de l’admettre aujourd’hui, où la tentation budgétaire pèse trop souvent sur les moyens disponibles au monde de l’éducation.

Ceci n’est pas une chaise

Une photo qui ne saisit malheureusement pas odeurs et saveurs de la leçon

Mais au-delà de ce constat, comment peut-on expliquer le manque de motivation régulier à aller s’asseoir sur une chaise pour apprendre ? Peut-être justement parce que cette chaise est la même que ce soit pour étudier la philosophie que pour apprendre la comptabilité. Vous voyez le truc ?

C’est là qu’E-180 intervient. Lors de ma première rencontre pour parler voyage en Inde, la première question que j’ai pu me poser fut « Où qu’on va ? ». Un détail qui fonctionna comme un déclic : je peux choisir l’endroit où je donne ma leçon. C’est un brin déstabilisant pour un étudiant à temps plein qui a grandi entre trois murs et un tableau ! Mais ce fut aussi l’occasion de retourner les éléments pour les utiliser en ma faveur : odeurs, décor et accent exotique furent mes principaux outils pour m’accompagner tout au long de cette rencontre.

Et les exemples ne manquent pas : Avec Christine, on troque le café contre une bonne bouteille d’eau et un tapis de gym pour faire tester le yoga chaud. Quant à Camille, elle a pu mettre le nez dans les chaudrons remplis de chocolat plutôt que dans un livre de cours. Exit le PowerPoint des temps modernes !

Découvrir le potentiel éducatif des lieux

Ce n'est pas dans une salle de cours qu'on pourrait voir Daniel sécher ses fèves de chocolat!

Face à la classe traditionnelle, E-180 – E pour Ecole et 180 pour un renversement de la logique à 180° –  prend le nom d’une salle aux allures modulables et adaptables à souhait. Les rencontres établissent de nouveaux espaces émergents dans l’espace public et contrastent avec l’étroitesse d’une salle de classe. Voilà un nouveau réflexe à développer pour quiconque veut lier pédagogie et plaisir d’apprendre.

Et vous alors ? Où voulez vous organiser votre prochaine rencontre ? Quels ont été vos craies et  autres compas ? Partagez vos expériences et l’atmosphère qui les entourent, tout comme vos bons plans de professeur d’un jour.





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