52 cafés au service du premier jour du reste de ta vie


Posté le avril 3rd, par Mélanie dans Dans le radar, Hacker l'éducation. Aucun commentaire

Vivifiant, réconfortant, délectable et parfumé; le café regorge de bienfaits. Chez E-180, on l’admire également pour sa capacité à, sans qu’on puisse se l’expliquer, éveiller une réceptivité à l’autre. C’est d’ailleurs de ce principe qu’est venu l’idée de se co-éduquer au-dessus de la boisson chaude.

Plus au sud, une jeune Américaine de 22 ans prénommée Megan a également eu une idée similaire. Ressortissante de la Michigan State University, elle vivait, comme plusieurs finissants, l’angoisse du début du reste de sa vie. Comme si le compteur était mis à zéro et que le départ devait se faire en sprint.

« Je ne sais pas d’où vient cette pensée, mais je sais que c’était une source véritable d’angoisse. Je sais également que je suis immensément reconnaissante à tous ceux qui m’ont aidé à voir l’irrationalité de mon jugement. »

Combien d’entre nous, études ou non, avons déjà eu ces pensées? Comme si dès qu’on atteint l’âge adulte, le hamster cérébral se met en vitesse FFW et que l’on doit prendre LA bonne décision. Comme s’il n’y avait qu’une seule et unique alternative. Que notre décision de ce jour déciderait de notre avenir et qu’il ne s’agissait que d’un one shot deal.

Devant ces innombrables questionnements, elle s’est vue offrir une opportunité de rencontrer un jeune homme, par l’entremise d’un de ses professeurs. À la suite de cette rencontre, elle réalisa qu’il n’y a pas de plan précis, qu’on a beau prévoir le cours de nos jours, que rien n’arrive selon le plan. Et c’est tant mieux. Petit bonus : ce jeune homme est maintenant son meilleur ami. Devant le potentiel énorme de cette rencontre, elle se fixa l’objectif suivant :
« Chaque semaine pendant une année, je prendrai le café avec quelqu’un que je ne connais pas et j’écrirai ce que j’apprendrai pendant le processus. Cela signifie que je pourrai rencontrer n’importe qui, du parfait étranger rencontré par hasard sur la rue, à une connaissance que j’aurais aimé rencontrer afin d’en apprendre un peu plus sur lui et ce qu’il fait dans la vie. »

Elle rencontra donc des gens par l’entremise de LinkedIn et Twitter, et d’autres par l’intermédiaire d’amis communs. La liste des gens rencontrés est impressionnante, allant de Clark Bunting (Président de Discovery Channel) à Steve Wozniak (Co-fondateur d’Apple Computer), en plus de nombreux entrepreneurs, voyageurs, artistes, étudiants et professeurs qui avaient tous un mot à dire sur cette quête du bonheur et de la vie parfaite. Tous étaient du même avis : l’on doit trouver NOTRE place dans ce monde et décider qui l’on veut être; laisser de côté ce que les autres voudraient et/ou aimeraient de nous. On doit travailler fort pour y arriver, mais si on est heureux dans ce que l’on fait, cela vaut bien tous les sacrifices. À la fin de son parcours, un vent de changement souffla sur sa destinée. Elle accumula non seulement les nouvelles amitiés, mais cela lui apporta une ouverture sur le monde, laquelle elle n’avait pas imaginé. Ses plans de carrières se sont modifiés et elle entreprit les démarches pour un voyage à travers le monde (6 mois, 72 destinations, 15 pays).

Dans son dernier billet, à la suite de ses 52 rencontres, elle conclut l’expérience par une phrase significative, pleine de bon sens :
« People need to learn to stop looking at life from the outside in and start looking from the inside out. » – Les gens doivent arrêter de voir la vie de l’intérieur, selon le regard et les attentes des autres et commencer à la regarder de l’extérieur selon leurs propres désirs et envies.

Lors d’une conférence TED donnée à la Queen’s University, elle présenta son projet en parlant de ces rencontres avec les tasses 15, 36, 40, 51 et autres. Ce qu’on retient de ce vidéo? Tout le potentiel se situe dans ces rencontres; dans ce rapport avec l’autre, avec l’individu. Comme quoi le capital humain primera toujours, récompensera, influencera, à sa manière, ce reste de notre vie. Comment le savoir? En invitant quelqu’un que l’on admire à prendre une tasse de café. Simple, n’est-ce pas? Et nous, quand réaliserons-nous que nous pouvons, par l’entremise de notre communauté et des savoirs qui profusent, changer le cours de nos jours et arrêter les errances angoissantes de notre psyché?

Pour lire l’histoire de chaque tasse, vous pouvez visiter le blogue qu’elle a alimenté au cours de ses échanges ou la page Facebook du projet. Pour contacter Megan, vous pouvez le faire via sa page Twitter.

Vous avez déjà tenté une expérience similaire ou auriez envie de le faire? Faites-nous part de votre concept: E-180 est toujours ouvert aux idées de collaborateurs potentiels!





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